La Commission européenne a annoncé, le 10 octobre, le déblocage de près de 50 millions d’euros (M€) issus de la réserve agricole. Ces fonds sont destinés à soutenir les producteurs de fruits, de noix et de légumes en Bulgarie, en Hongrie, en Lettonie, en Lituanie, en Pologne et en Roumanie. Bruxelles justifie l’activation de cette mesure à cause des « gelées tardives, souvent suivies de grêle ou de fortes pluies, qui ont détruit une grande partie des récoltes » dans ces six pays. Dans le détail, les fonds seraient répartis entre 7,4 M€ pour la Bulgarie, 10,8 M€ pour la Hongrie, 4,2 M€ pour la Lettonie, 1,1 M€ pour la Lituanie, 14,8 M€ pour la Pologne et 11,5 M€ pour la Roumanie avec la possibilité pour les États membres de compléter ces montants jusqu’à 200 % via des fonds nationaux. Les paiements aux agriculteurs devront être effectués avant le 30 avril 2026. Sur un montant initial de 450 M€ par an, « il reste 277 M€ dans la réserve de crise pour l’année 2025 », a indiqué le 10 octobre, Balazs Ujvari, porte-parole pour l’agriculture de la Commission européenne.
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En conséquence, il subsiste suffisamment de fonds disponibles pour une éventuelle aide dans le secteur vitivinicole tel que réclamé par la ministre française de l’Agriculture, Annie Genevard, en marge de la dernière réunion du Conseil Agriculture, le 23 septembre. Une solution qui n’était pas forcément soutenue par la Commission européenne laquelle souhaite davantage miser sur les outils de promotion vers les pays tiers. Il faut dire que dans son paquet de simplification de la Pac, présenté le 22 mai, Bruxelles propose que la réserve agricole se concentre désormais sur sa finalité initiale, à savoir atténuer les effets des perturbations du marché et non pas – comme cela a été largement le cas ces dernières années – répondre aux conséquences des catastrophes naturelles ou aux crises sanitaires. Mais cette évolution fait encore débat, tant au Conseil de l’UE qu’au Parlement européen.