C'est manifestement avec un esprit plutôt optimiste que les producteurs de lait abordent le tournant de la fin des quotas. On se souvient que la France a sans doute plus que d'autres pays des atouts, géographiques, culturels et agronomiques pour devenir ou redevenir la championne des produits laitiers.

Mais attention, il ne faut pas inverser l'ordre des choses. On a trop souffert dans ce pays d'une production qui lâchait les vannes avant de savoir à qui on vendait pour ne pas être prudent sur ce plan. D'autant qu'il ne faut pas se faire d'illusions : en cas de surproduction, ce n'est pas l'Etat qui va payer les pots cassés.

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On ne peut imaginer de développement de la production que s'il y a de solides débouchés devant. Ou plutôt, face à de solides débouchés il faudra produire du lait et le transformer, le cas échéant. On entend ici ou là des laiteries afficher des objectifs de croissance à tout va, des producteurs de lait qui comptent sur le marché mondial pour compenser la difficile commercialisation auprès des grandes surfaces, etc. Les laiteries ont une grande responsabilité devant elles : négocier la sortie des quotas pour que pas un litre de lait ne soit produit sans qu'on soit sûr de sa destination et à quel prix. Il y a des interprofessions qui ont parfaitement mis en place un système de régulation. Comme celle du comté. C'est d'ailleurs dans son pays que la Fédération des producteurs de lait a tenu son congrès. Pour s'inspirer de son organisation sans doute.