Dans un communiqué du 21 juin, la Fondation pour la nature et l’homme (FNH) émet trois propositions pour soutenir le secteur de la restauration collective face à l’inflation, auxquelles s’associent la Fnab (agriculteurs bio), le réseau Restau’Co et le Secours catholique.« Alors que la guerre en Ukraine accentue la flambée des prix alimentaires (+3,8 % en un an), la restauration collective subit elle aussi cette inflation de manière violente avec un surcoût à l’achat de +10 % », alerte la Fondation. Mi-juin, Restau’co alertait sur le risque que les budgets des restaurants collectifs ne soient épuisés dès la rentrée scolaire. Dans le cadre du projet de loi sur le pouvoir d’achat, annoncé pour la rentrée de septembre, la fondation recommande d’allouer « un budget d’urgence de 20 ct€ par repas pour soutenir la bio », notamment dans les secteurs sous compétence de l’État (universités, hôpitaux, Ehpad publics).
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Dans ce même texte, elle propose d’acter le déploiement de « la tarification sociale dans les cantines sur tout le territoire, via un soutien pérenne de l’État aux collectivités ». Enfin, FNH propose « d’amplifier et de prolonger la prime à̀ l’investissement pour la conversion de la restauration collective » afin d’accompagner le secteur dans les transitions nécessaires pour atteindre les objectifs fixés par la loi Egalim (50 % de produits durables dont 20 % de bio, menus végétariens, réduction du gaspillage alimentaire, etc.). Elle recommande, dans le cadre du projet de loi de finances, de porter la prime à « 33 ct€ par repas par an pendant trois ans » dans les secteurs de l’enseignement, du social et de la santé.