Selon une étude de Xerfi Precepta publiée le 4 octobre, les sociétés de la restauration collective (SRC) devraient voir leur activité progresser de 2,5 à 3 % par an d’ici 2022. Avec des différences notables entre les leaders dont la croissance devrait être modeste (+1,5 % par an d’ici 2022) et les challengers qui feront la course en tête (+7 % par an). « Les PME et les TPE n’auront pas à rougir de leurs performances avec un chiffre d’affaires en hausse de respectivement 4 % et 3 % par an sur la période », selon les projections du cabinet d’études. Les grands noms du secteur ne seraient pas les mieux placés face aux défis actuels en raison de leur fonctionnement centralisé. « Les grands gagnants sont en réalité les SRC locales et régionales dont la croissance repose en priorité sur une différenciation par la qualité. »
La loi Egalim qui prévoit 50 % de produits durables et de qualité pour la restauration collective publique d’ici 2022, « renchérira les coûts d’approvisionnement des SRC et mettra davantage la pression sur leurs marges à moins qu’ils ne décident de répercuter cette hausse sur les prix facturés aux clients », relèvent les experts de Xerfi Precepta. La structuration des filières en produits locaux et durables et la formation des équipes devrait aussi alourdir leurs coûts.
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Toutefois, les grandes entreprises du secteur pourront compter sur plusieurs points forts : leur présence à l’international, leur activité diversifiée dans le facility management et leur avance dans le digital, notamment d’intelligence artificielle pour automatiser certaines tâches, optimiser les process et anticiper les préférences des consommateurs.