À l’occasion de son examen en commission des Affaires économiques le 19 juin, les députés ont rejeté la proposition de loi ciottiste imposant à la restauration collective publique un taux minimum d’approvisionnement en produits locaux (dans un rayon de 250 km), pour lesquels elle relève par ailleurs le montant plancher de mise en concurrence (de 60 000 à 100 000 euros). Seul le groupe Rassemblement national (RN) a soutenu le texte. La députée Renaissance Anne-Sophie Ronceret a critiqué un texte « inapplicable et incohérent vis-à-vis des objectifs Egalim » ; le choix de fixer « un seuil uniforme appliqué partout de la même manière » place, selon elle, les hôpitaux publics face à des « risques de rupture d’approvisionnement ».
Le député socialiste Dominique Potier a critiqué un texte « démagogique car il méconnaît le droit européen et repose sur une forme de promesse non tenable », et un risque de « s’approvisionner localement au mépris des conditions sociales et environnementales ». Le député Les Républicains (LR) Julien Dive s’est interrogé sur l’absence de propositions d’amendements du groupe ciottiste au projet de loi d’urgence agricole, dont l’article 4 comprend un volet dédié à l’approvisionnement de la restauration collective. Enfin le député Sylvain Carrière (France insoumise) a estimé que les amendements sur l’approvisionnement national qu’il a déposés au projet de loi d’urgence sont plus ambitieux ; il a regretté que la proposition de loi ciottiste ne fixe « aucun critère sur les façons de produire ».
MR