La présidence belge du Conseil du l’UE a inscrit l’adoption de la loi sur la restauration de la nature à l’ordre du jour du Conseil des ministres de l’Environnement, qui se tiendra le 17 juin à Luxembourg, en espérant débloquer le dossier d’ici là. Fin mars, suite à la volte-face surprise de la Hongrie, qui avait décidé de ne plus soutenir l’accord convenu avec le Parlement européen, aucune majorité qualifiée n’avait pu être dégagée entre les Vingt-sept lors d’un vote pourtant censé n’être qu’une formalité. Depuis, la Belgique tente de trouver une solution. Le 12 juin, la présidence belge ne disposait toujours pas d’une majorité qualifiée au Conseil de l’UE sur ce texte. Elle devait remettre le sujet sur la table des discussions le 14 juin, lors de la réunion des ambassadeurs des États membres de l’UE (Coreper). Si l’absence de majorité qualifiée est confirmée, ce dossier sera, soit retiré de l’ordre du jour du Conseil Environnement, soit simplement discuté par les ministres pour envisager la suite à lui donner alors que la Hongrie prendra la présidence du Conseil de l’UE au second semestre. Par contre, si un des sept pays qui s’y opposent modifie sa position, un vote pourrait avoir lieu pour entériner le texte. À ce stade, l’Italie, les Pays-Bas, la Pologne, la Finlande et la Suède continuent rejeter le règlement tandis que l’Autriche et la Belgique s’abstiennent.
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