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Retenue illégale de Caussade : l’État met en demeure la chambre d’agriculture

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La préfecture du Lot-et-Garonne a mis en demeure le 20 décembre la chambre d’agriculture du département, que préside la Coordination rurale (CR47), de mettre en conformité une retenue d’irrigation, construite il y a cinq ans sans autorisation, avec le code de l’environnement. « Ce lac n’a aucune existence légale », a rappelé le préfet Daniel Barnier après une réunion vendredi. « L’objectif est de sortir par le haut, et si possible de manière concertée, de cette situation », a-t-il ajouté, évoquant une « mise en demeure » adressée aux deux responsables en vue d’une mise en conformité « par étapes et sous conditions ». Un arrêté préfectoral a été pris à cette fin. L’objectif affiché est d’assurer la sécurité du site et de respecter le code de l’environnement en matière d’entretien des ouvrages hydrauliques, de partage de la ressource en eau et de préservation des milieux aquatiques.

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Concrètement, la chambre d’agriculture et l’ASA ont trois mois pour désigner « un expert hydrologue agréé » qui aura, lui, neuf mois pour se prononcer sur l’état de la digue et proposer d’éventuels travaux si nécessaire. Le tout à leurs frais, sous peine d’astreintes financières et de poursuites pénales. Les intéressés dénoncent une « provocation » destinée à les « mettre à genoux ». « Nous avons déjà fait intervenir un bureau d’études pour vérifier l’ouvrage, qui a conclu qu’il était largement dans les normes. De plus, il est sous surveillance bimensuelle de la direction départementale des territoires », a déclaré M. Franken à un correspondant de l’AFP.

« Ce lac n’a aucune existence légale », a rappelé le préfet