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Vache folle Retour des farines de poisson

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L’Union européenne revient progressivement sur les mesures instaurées en 2000 et 2001 pour endiguer l’épidémie d’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) ou vache folle. Les experts vétérinaires des Vingt-sept ont, en effet, donné leur feu vert, le 22 avril, à un projet de réintroduction des farines de poisson dans l’alimentation des jeunes ruminants. Ce texte prévoit l’utilisation de ces farines pour la fabrication de substituts au lait utilisés notamment pour nourrir les veaux ou les agneaux.

« La réintroduction de ces farines aura un effet bénéfique sur la santé des jeunes ruminants dans les premières semaines de leur vie. Elle facilitera, en particulier, la période de sevrage », indique-t-on de sources européennes, pour justifier le retour des farines de poissons dans l’alimentation des jeunes animaux. Avant d’entrer en vigueur, cette nouvelle disposition, entérinée le 22 avril par les Etats membres de l’UE, doit encore être adoptée définitivement par la Commission de Bruxelles. Cette dernière doit attendre trois mois, le temps pour le Parlement européen, de faire jouer son droit d’examen ce qui pourrait prolonger un peu plus la procédure.

Le retrait obligatoire de la colonne vertébrale passe de 24 à 30 mois

Par ailleurs, la Commission européenne a adopté, le 22 avril, une autre mesure visant à assouplir les dispositions mises en place pour lutter contre la vache folle : la limite d’âge pour le retrait obligatoire de la colonne vertébrale des bovins lors de l’abattage a été portée de 24 à 30 mois, comme prévu par la feuille de route de juillet 2005 sur les mesures de lutte contre les encéphalopathies spongiformes transmissibles (EST). Cette partie est inscrite sur la liste des matériaux à risque spécifique depuis octobre 2000. Les Etats membres et les députés européens avaient déjà donné leur feu vert, ces derniers mois.

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La commissaire européenne à la santé, Androulla Vassiliou juge que « le haut niveau de protection des consommateurs en place depuis 10 ans sera maintenu ». En avril 2007, l’Autorité européenne pour la sécurité des aliments (EFSA) avait rendu un avis dans lequel elle soutenait le principe d’une augmentation de l’âge limite pour le retrait obligatoire de la colonne vertébrale des bovins, établissant à 33 mois la limite assurant un bon niveau de sécurité. En fixant le seuil à 30 mois, une marge de sécurité supplémentaire est assurée, indique en substance la Commission européenne.