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Retraites agricoles : Jean Castex reste prudent sur l’échéancier de la revalorisation

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En séance à l’Assemblée le 9 mars, le député André Chassaigne (PCF) a demandé au Premier ministre si la loi de revalorisation des retraites agricoles, adoptée en juin, entrerait bien en application « dès cette année 2021 ». Le ministre de l’Agriculture Julien Denormandie avait en effet indiqué le 6 mars, lors d’un déplacement dans la Creuse, que la pension minimale de retraite des agriculteurs passerait de 75 à 85 % du Smic à partir du 1er septembre, soit quatre mois avant la date butoir. « Je n’ose m’engager devant vous – car je sais que vous serez des observateurs scrupuleux de cet engagement – sur l’échéance du 1er septembre prochain », a répondu Jean Castex. Mais « je prends […] l’engagement que nous mettons tout en œuvre, avec Julien Denormandie, pour qu’effectivement nous puissions devancer l’échéance du 1er janvier 2022 », a-t-il ajouté. Jean Castex a évoqué des « travaux en cours d’instruction entre l’Assurance vieillesse et la MSA » pour que la revalorisation de la pension minimale de retraite puisse entrer vigueur « simultanément en métropole et en outre-mer », comme voté par le Parlement.

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Avant cette intervention à l’Assemblée, la FNSEA et la CR s’étaient réjouies, chacune de leur côté, de l’entrée en vigueur au 1er septembre de la revalorisation des retraites agricoles. « Il y a urgence à appliquer cette mesure qui permettra aux chefs d’exploitation à carrière complète d’atteindre un minimum d’environ 1 025 € par mois », avait réagi la FNSEA dans un communiqué le 8 mars. Pour la CR, l’annonce du ministre permettra de « mettre fin à une pure injustice pour tous les non-salariés agricoles », notamment chez les agricultrices dont la pension est de « 570€ par mois en moyenne », selon un communiqué le 9 mars. Si la CR promettait d’être vigilante contre « un simple effet d’annonce », la FNSEA s’engage à veiller au grain pour que la revalorisation soit financée par « la solidarité nationale » et non par les agriculteurs.

« Nous mettons tout en œuvre pour devancer l’échéance de janvier 2022"