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Retraites agricoles : les propositions du Modef pour financer la réforme en 2026

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Une semaine après l’adoption en première lecture à l’Assemblée du calcul de la retraite de base des agriculteurs sur leurs 25 meilleures années, à partir de 2026, le Modef suggère plusieurs pistes pour financer cette réforme afin de garantir une pension « digne » aux faibles revenus. Il propose de développer trois types de solidarités. Une « solidarité professionnelle » en supprimant le plafonnement de l’assiette des cotisations sociales. Une « solidarité interprofessionnelle », en rendant « à nouveau obligatoire la cotisation de solidarité pour les associés non exploitants des sociétés agricoles », et en instaurant « une cotisation sociale à l’hectare » pour « les terrains retirés de l’agriculture ou artificialisés destinés à l’énergie » (terres dédiées à l’agrivoltaïsme, aux éoliennes, aux golfs, chasses privées, parcs de loisirs…). Et, une « solidarité sociale » en soumettant « à nouvelle cotisation les revenus financiers, profits, dividendes, plus-values, transactions boursières ».

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Sur les grandes lignes de la réforme des retraites qui sera présentée par le gouvernement le 10 janvier, le Modef exige une pension de retraite « décente » au moins à hauteur du Smic net, soit 1329,05 euros par mois. Il demande la suppression de la CSG et de la CRDS pour les faibles pensions, et une augmentation du taux de pension de réversion à 74% (au lieu de 54% actuellement). De plus, le syndicat souhaite revenir à un âge de départ en retraite à 60 ans, avec une durée de cotisation de 37,5 ans pour percevoir une retraite à taux plein. De son côté, le gouvernement défend la ligne directrice annoncée par Emmanuel Macron durant sa campagne présidentielle. « C’est de relever progressivement l’âge de départ de 62 à 64 ans en 2027 puis de 64 ans à 65 ans en 2031. C’est ce cap que nous tenons », a déclaré le ministre du Travail Olivier Dussopt à l’Assemblée nationale le 22 novembre.

« Développer trois types de solidarité »