Les intempéries du printemps cette année, entre fortes pluies et inondations, auront des conséquences dramatiques sur les récoltes. La situation est sans précédent pour de nombreux céréaliers. Un événement exceptionnel lié aux conditions météo sur lesquelles nul ne peut rien, mais qui est d’autant plus préjudiciable qu’il s’inscrit dans un climat déjà très tendu pour de nombreuses filières agricoles.
Il y a un an à la même époque, les éleveurs bovins et porcins et les producteurs laitiers étaient descendus dans la rue pour exprimer leur ras-le-bol sur des conditions de rémunérations intenables. Mais à quoi bon ?
Aujourd’hui, à part une remontée récente des prix du porc grâce à une demande chinoise inespérée, la situation ne s’est améliorée sur aucun front. Elle devrait même empirer. Conséquence de la crise laitière européenne, la Fédération nationale bovine craint de "nombreuses faillites" d’éleveurs bovins à partir de cet automne. En effet, l’afflux de vaches laitières dans les abattoirs déstabilisera le marché de la viande en poussant les prix vers le bas.
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Une détérioration de l’ensemble des filières agricole qui pèsera sur toute la chaîne alimentaire. D’autant qu’à en juger par les chiffres des premiers mois de l’année, les industries agroalimentaires ne montrent pas un grand dynamisme. Sur les douze derniers mois, la production alimentaire recule, alors que les performances des IAA à l’export témoignent de vrais problèmes de compétitivité. Le tout dans un contexte persistant de guerre des prix dans la grande distribution, dont on ne voit toujours pas le bout, ce qui n’arrange rien.
En fait, la question serait plutôt de savoir ce qui va bien.