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Gérard Goma (Inra-Cnrs) On risque d’importer des bio-carburants en 2010

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Si en 2010 les capacités industrielles de bio-carburants sont insuffisantes en France et en Europe, « », a déclaré Gérard Goma, chercheur à l’Inra et au CNRS au laboratoire de biotechnologies de Toulouse, invité sur le plateau du ministère de l’Agriculture le 5 mars au Salon.

La Commission a décidé dans une de ses directives que 5,75% des carburants consommés dans chaque pays devront provenir des bio-carburants. Si la production s’avère insuffisante, l’importation devra donc prendre le relais. 

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Même scénario que le soja

M. Goma a fait le parallèle entre le dossier de l’approvisionnement de l’Europe en soja et ce qui risque de se passer pour les bio-carburants : dans les années soixante, le Marché Commun n’avait pas prêté attention à l’accroissement futur de sa consommation de tourteau de soja et a donc négocié au Gatt l’entrée de ce genre de produits à droits réduits. Les élevages communautaires se sont intensifiés et le petit filet d’importations est devenu un grand fleuve. « On risque de se trouver en face d’un problème analogue », a prévenu M. Goma. « Si les projets pour satisfaire à cet accroissement de consommation requis ne sont pas lancés maintenant, il importera en 2010». Étienne Poitrat, spécialiste des bio-carburants à l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), a laissé espérer qu’il n’en sera pas ainsi et qu’à côté des deux filières que sont l’éthanol et l’ester, une troisième verra le jour, avec la ligno-cellulose pour transformer le bois en gazole et une quatrième avec le bio-gaz issu des effluents d’élevages, des déchets agro-alimentaires et des ordures ménagères.