Abonné

Riz : Bruxelles rejette, à ce stade, une clause de sauvegarde sur les importations de Birmanie

- - 2 min

« Sur la seule base du volume et du prix, il n’y a pas de preuve qu’une clause de sauvegarde » doit être mise en place sur les importations de riz japonica en provenance de Birmanie, a indiqué le commissaire européen à l’Agriculture Phil Hogan à l’occasion de la réunion des ministres de l’UE le 18 novembre à Bruxelles. L’Italie a demandé à la Commission européenne d’évaluer si les conditions sont réunies pour activer une clause de sauvegarde face à l’augmentation des importations de riz japonica. Selon la ministre italienne Teresa Bellanova, l’activation du mécanisme de sauvegarde sur les importations dans l’UE de riz indica en provenance du Cambodge et du Myanmar a provoqué comme prévu une chute brutale de ces importations mais a également entraîné une « augmentation inattendu » de celles de riz japonica blanchi, à droit nul. Les importations auraient augmenté de 213 % en 2018-2019 pour atteindre 85 685 tonnes, et au cours des premiers mois de la nouvelle campagne de commercialisation, elles auraient encore augmenté de 300 % par rapport à l’année précédente.

Trop tôt pour agir

Suite, déjà, à une demande de l'Italie, la Commission européenne avait décidé en janvier 2019 de déclencher la clause de sauvegarde sur le riz indica provenant du Cambodge et de la Birmanie, qui entrait en franchise sur le marché de l’UE – en vertu du schéma européen de préférences tarifaires généralisées « tout sauf les armes » – en lui réimposant pour trois ans un droit de douane de 175 €/tonne progressivement réduit à 150 €/t en 2020 et 125 €/t en 2021 (1).

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Commission européenne
Suivi
Suivre

Dans le cas du riz japonica birman, Phil Hogan a répondu que Bruxelles surveillerait la situation sur le marché du riz, mais qu'il était encore trop tôt pour agir précisant qu'il incombe aux États membres de produire davantage de preuves sur les flux d'importation. La démarche de l'Italie a reçu le soutien des pays producteurs de riz comme l'Espagne, le Portugal et la Roumanie, ainsi que de la délégation française qui a souligné la nécessité d'un système de surveillance efficace pour détecter rapidement les distorsions du marché.

(1) Voir n° 3676 du 21/01/19