Dans un rapport sur l’adaptation du territoire camarguais aux effets du dérèglement climatique publié le 17 novembre, le CGAAER (ministère de l’Agriculture) et l’IGEDD (ministère de la Transition écologique) estiment que la salinisation des terres et des étangs peut être contrecarrée par des apports d’eau douce, que ce soit pour la culture de la vigne ou du riz, ou pour la préservation des milieux naturels. Ces apports « restent la clef permettant la conservation des milieux naturels et le maintien des activités agricoles, conjointement avec les solutions fondées sur la nature, les reconnexions hydrauliques et les renaturations », précise le rapport. À la condition toutefois d’organiser « une gestion concertée de l’eau », et « d’accompagner les acteurs agricoles dans leurs efforts de transition agroécologique », incluant la maîtrise des intrants et de l’irrigation. Si la culture du riz contribue à l’amélioration du réseau hydraulique, à la biodiversité et au lessivage du sel, elle n’est pas exempte de failles. Ainsi, la présence de résidus de pesticides dans les eaux de colature (perdue par infiltration) de la riziculture qui s’écoulent vers le Vaccarès « est au centre d’un conflit entre la protection des espaces protégés et la compétitivité de la production rizicole ».
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