Dans son édition du mois de février, le magazine 60 Millions de consommateurs a passé au crible quarante références de riz des quatre variétés les plus consommées en France : basmati, thaï, long grain et de Camargue. Résultat : des résidus de pesticides ont été retrouvés dans quinze produits, soit plus du tiers du panel. En tout, neuf substances différentes ont été détectées. Les riz basmati, à l’exception du bio, « sont les plus contaminés », précise l’association de consommateurs. « Il y a quinze ans, les producteurs [indiens Ndlr] ont ajouté des variétés plus productives et poussé vers une riziculture plus intensive et utilisatrice de pesticides », précise Delphine Marie-Vivien, chercheuse au Cirad, au magazine. Autre famille épinglée, celle du riz long grain, dont quatre références sur neuf présentent des résidus. « Difficile, toutefois, d’attribuer la contamination à un pays plutôt qu’à un autre », souligne l’association, le riz pouvant provenir de différents pays en fonction des lots.
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En fin de classement, quatre références « pèchent par le nombre de résidus retrouvés (deux ou trois), et par la nocivité potentielle de ces molécules », précise l’association. C’est notamment le cas du tébuconazole (fongicide) et de la cyperméthrine (insecticide), classés « potentiellement cancérogènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction », selon l’Anses. Par ailleurs, 60 Millions de consommateurs a détecté un autre pesticide, l’isoprothiolane, dans trois produits. L’usage de ce dernier est interdit dans l’Union européenne, mais ses résidus sont tolérés dans les produits alimentaires. À l’inverse, l’association de consommateurs se montre satisfaite que les riz de Camargue et les riz thaï soient « indemnes, ou presque, de contamination chimique ».