Pellenc, leader en équipements pour les cultures spécialisées, a signé un accord de partenariat renforcé et de prise de participation avec la start-up toulousaine Agreenculture, spécialiste de la robotique, ont-ils annoncé le 7 octobre. Cet accord vise à « accélérer la mise au point et la commercialisation d’une gamme de robots, et ainsi répondre à la demande grandissante du marché viticole et arboricole », d’après un communiqué commun. Il s’agit également de « développer une plateforme de services et une suite logicielle associée, permettant entre autres de télésurveiller les robots qui seront déployés, pour offrir aux clients la totalité des services nécessaires à l’utilisation intensive d’engins autonomes ».
La prise de participation est minoritaire, Agreenculture restant dirigée par ses fondateurs, précise le communiqué. Et de souligner que la start-up entend « conserver des liens forts avec ses autres partenaires historiques » et « rechercher d’autres partenaires dans de nouveaux domaines d’application ». Il ne s’agit pas d’une intégration dans Pellenc, a expliqué le 14 octobre en conférence de presse le président du groupe Patrick Coupier. L’entreprise de Pertuis (Vaucluse) rachète plus de 30 % des parts. Les fondateurs d’Agreenculture, jusque-là détenteurs de 48 % du capital, deviennent majoritaires.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
L’ambition commune est de commercialiser un robot en 2023. D’ici là, les partenaires comptent mettre au point leur offre et former le réseau. « 25 à 30 % du vignoble français est robotisable, selon une première estimation », a déclaré Philippe Astoin, directeur de Pellenc Agri-machines. « Cela représente un besoin de 6 000 à 7 000 unités de désherbage mécanique interligne, soit 700 à 800 par an. »
Pellenc vise plus de 300 M€ de chiffre d’affaires en 2021. Agreenculture, créé en 2016, s’attend à dépasser le million d’euros cette année.