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Robots: dans l'Ouest, Tibot prépare une levée de fonds

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La start-up française Tibot a annoncé une nouvelle étape dans son développement lors du Forum international de robotique (Fira) à Toulouse. « Notre prochaine étape est une levée de fonds pour une accélération commerciale à l’international », a indiqué Yanne Courcoux. 

Depuis le lancement de la commercialisation en septembre, Tibot a déjà vendu 16 robots en France, Etats-Unis, Grande-Bretagne, Brésil et Allemagne. 

Le petit robot Spoutnic a vu le jour à l’initiative d’un couple d’éleveurs avicoles de la Mayenne, Laëtitia et Benoît Savary. Benoît est d’ailleurs président de la start-up Tibot Technologies installée en Ille-et-Vilaine, et Yanne Courcoux en est actionnaire et directrice générale. 

Le projet est parti du besoin des éleveurs : comment empêcher les poules pondeuses de pondre au sol au lieu de pondre dans leur pondoir ?

En les dérangeant.

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L’éleveur est obligé de marcher dans le bâtiment et se pencher pour ramasser les œufs – jusqu’à 1000 par jour au début, ce qui est très pénible. 

En se déplaçant 8 heures par jour à vitesse lente, le petit robot pousse les poules à grimper sur leur perchoir, d’où une réduction des œufs au sol qui sont systématiquement déclassés et une réduction de la pénibilité du travail. 

Autre application : « en élevage de volailles de chair – poulet, dindes ou pintades - Spoutnic joue le rôle de coach sportif en leur évitant de faire du gras », a expliqué Yanne Courcoux.

« Les souches de volailles de chair sont lourdes et peu enclines à la marche. Le robot circule parmi les volailles et les oblige à se déplacer. » Et ça marche ! « Nos tests sur un lot de dindes montre que celles-ci sont plus lourdes (+ 300 gr) avec moins de graisse, tout en mangeant moins (- 330 gr d’aliments).