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Royal Bernard innove avec ses panés crus Nutri-Score A

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La société drômoise Royal Bernard, filiale de Terrena, a lancé sa gamme de produits de volaille panés crus. Pour se différencier, elle parie sur ses approvisionnements locaux et ses recettes clean label.

La mauvaise réputation nutritionnelle des nuggets et cordons-bleus n’est pas une fatalité. C’est en tout cas la conviction de Jean-Luc Alnet, directeur général de Royal Bernard Dauphiné : « Après dix-huit mois de recherche et développement, nous avons mis au point trois recettes de panés crus de volaille ayant obtenu le Nutri-Score A et d’excellentes notes sur Yuka », s’enthousiasme-t-il. La PME drômoise, filiale de la coopérative Terrena, a décidé fin 2019 de revoir ses recettes de cordon-bleu et de tendres bouchées pour améliorer leur profil nutritionnel et de lancer une escalope de dinde milanaise. « Nos panés sont garantis sans conservateurs, sans huile de palme, sans polyphosphates, sans sels nitrités et préparés à partir de filets de dinde », précise Jean-Luc Alnet. « Depuis un an, nous sommes les seuls à proposer des panés crus de volaille avec un tel engagement sur la qualité », souligne-t-il.

Pour répondre aux attentes des consommateurs, Royal Bernard s’approvisionne localement en volailles auprès des éleveurs adhérents de la coopérative Val Soleil. Une démarche similaire est adoptée pour le poulet. Royal Bernard a ainsi lancé la marque Le Poulet de notre enfance. Les animaux (race à croissance lente) sont élevés selon un cahier des charges mis au point par Royal Bernard, leur permettant de profiter d’un jardin d’hiver et de lumière naturelle et de nourriture sans OGM, et sans antibiotiques à partir de 2022.

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Accélération du plan de développement

Les derniers mois ont été plutôt positifs pour la société qui a vu ses ventes bondir sous l’effet d’une accélération de la demande pour des produits locaux et clean label de la part du grand public. En 2021, le chiffre d’affaires est estimé à 75 millions d’euros, après 68 millions d'euros en 2020 et 62 millions d'euros en 2019. « La forte hausse des ventes en 2020 et 2021 nous a permis d’atteindre nos objectifs commerciaux deux ans plus tôt que ce que nous avions prévu initialement », souligne Jean-Luc Alnet. « Nous avions anticipé la hausse des ventes en investissant 11 millions d’euros en 2018 dans des capacités de production supplémentaires », explique Jean-Luc Alnet.

Pour l’avenir, ce dernier affirme être en train d’écrire la feuille de route de l’entreprise d’ici 2027, une période pendant laquelle de nouveaux investissements dans l’automatisation et la robotisation seront nécessaires, notamment pour lutter contre la pénibilité de certaines tâches de production.

« Nous avions anticipé la hausse des ventes en investissant 11 millions d’euros en 2018 dans des capacités de production supplémentaires »