Andrea Leadsom est chargée de l’agriculture dans le gouvernement formé par Theresa May et dominé par les pro-Brexit. La première ministre a annoncé que le Royaume-Uni ne déposera pas sa demande formelle de sortie de l’UE « avant la fin de cette année ».
Le Royaume-Uni a franchi le 20 juillet une première étape vers la mise en œuvre du Brexit en renonçant à sa présidence tournante de l’Union prévue au second semestre de 2017, après Malte et avant l’Estonie. Une décision prévisible et que la première ministre, Theresa May, a justifié par le fait que son pays sera « très occupé avec les négociations pour quitter l’UE ». En remplacement, l’Estonie avancera sa présidence de six mois, les présidences suivantes se relayant ensuite dans l’ordre déjà fixé.
Londres ne déposera pas sa demande formelle de sortie de l’Union suite au référendum en faveur du Brexit « avant la fin de cette année », a affirmé Theresa May en visite à Berlin le 20 juillet. « Il est dans l’intérêt de tous que la Grande-Bretagne demande cette sortie quand elle aura une position de négociation bien définie », a jugé la chancelière allemande Angela Merkel.
En revanche, le président français François Hollande, qui devait recevoir quelques heures après la première ministre britannique à Paris, a insisté le 21 juillet à Dublin, avec le chef du gouvernement irlandais Enda Kenny, sur le fait que Londres doit notifier « le plus rapidement possible » son intention de se retirer de l’UE.
Le Brexit ne devrait se concrétiser que vers fin 2018.
Un secrétaire d’État « à la sortie de l’Union européenne »
Elle-même eurosceptique, Theresa May a créé, dans son gouvernement, un secrétariat d’État à la sortie de l’Union européenne, à l’intitulé explicite, qu’elle a confié à un vétéran du parti conservateur, David Davis, 67 ans, ainsi qu’un nouveau ministère dans la logique du Brexit, celui du commerce international, dont Liam Fox a été chargé. Et le chef de la diplomatie est Boris Johnson, contesté pour ses approximations ou ses boutades de mauvais goût.
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Élue députée de la circonscription de South Northamptonshire depuis 2010, Andrea Leadsom, a été nommée secrétaire d’État à l’environnement, à l’alimentation et aux affaires rurales, après avoir occupé les fonctions de secrétaire économique du Trésor puis de ministre de l’énergie et du changement climatique dans le précédent gouvernement de David Cameron.
Andrea Leadsom, 53 ans, a effectué sa carrière professionnelle dans le secteur bancaire. Après avoir milité en faveur de la sortie de l’UE lors du référendum de juin, elle a été candidate à l’élection à la direction du parti conservateur. En compétition avec Theresa May, alors secrétaire d’État à l’intérieur, elle a renoncé à sa candidature, laissant seule en lice celle qui devait devenir première ministre.
Lors du Conseil agricole de l’UE du 18 juillet, c’est George Eustice qui représentait le Royaume-Uni en tant que ministre adjoint pour l’agriculture, poste qu’il occupait dans le gouvernement de David Cameron.
Invitation française « au lendemain du référendum » britannique
Le ministre français de l’agriculture, Stéphane Le Foll, a confirmé le 21 juillet l’invitation lancée à ses homologues de l’UE à se retrouver en France les 1er et 2 septembre « pour échanger sur la Pac 2020 ». « Et par là même, au lendemain du référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, (pour) réaffirmer le caractère structurant de la Pac dans la construction européenne », précise un communiqué du ministère.