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Royaume-Uni : les agriculteurs manifestent contre une taxe sur la succession

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À l’instar des Français, les agriculteurs britanniques ont manifesté, le 19 novembre, à Londres (Royaume-Uni). Au cœur des inquiétudes, la taxe sur la succession des propriétés agricoles annoncée le 30 octobre par le gouvernement travailliste de Keir Starmer. « Je ne pense pas avoir jamais vu l’industrie aussi en colère, aussi désillusionnée et aussi bouleversée », déclaré Tom Bradshaw, président du principal syndicat agricole britannique la NFU (National Farmers Union), dans un discours en amont des actions. Selon lui, le gouvernement Starmer avait promis, « il y a près d’un an », de ne pas modifier l’allègement fiscal sur la propriété agricole. Jusqu’à présent, les exploitations agricoles britanniques peuvent, en effet, bénéficier d’une exonération des droits de succession pour faciliter la reprise d’exploitation. « C’est un véritable coup de poignard dans le dos », a-t-il commenté. Pour Tom Bradshaw, le budget est « la goutte d’eau qui fait déborder le vase » des agriculteurs britanniques. « Nous estimons que 75 % des entreprises agricoles commerciales sont prises dans l’œil de cette tempête », ajoute-t-il.

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De son côté, le gouvernement britannique a réagi. Le secrétaire à l’Environnement Steve Reed, en charge de l’agriculture, a d’ailleurs déclaré le 19 novembre sur X que « la moitié des terres agricoles vendues l’année dernière l’ont été à des non-agriculteurs, notamment à des personnes fortunées qui tentent d’échapper aux droits de succession ». Un communiqué conjoint avec la chancelière de l’Échiquier Rachel Reeves, publié le même jour, met aussi l’accent sur le déficit fiscal laissé par le précédent gouvernement conservateur, raison pour laquelle « nous avons pris des décisions difficiles ». Selon eux, le projet de taxe permet une plus juste contribution, notamment des exploitations les plus riches, aux services publics « dont dépendent les agriculteurs et les familles des communautés rurales ».