Abonné

Royaume-Uni : Liz Truss nouvelle première ministre, l’UE espère une reprise des négociations

- - 2 min

Malgré les intentions de Liz Truss, choisie le 5 septembre comme nouvelle Première ministre du Royaume-Uni par les membres du parti conservateur, de suspendre unilatéralement le protocole nord-irlandais, le vice-président de la Commission européenne Maros Sefcovic continue de se dire « prêt à travailler de manière intensive et constructive pour trouver une solution commune ». Dans cette perspective, l’UE avait détaillé avant l’été l’ensemble des solutions pratiques (soumises à l’origine en octobre 2021) pour améliorer les flux commerciaux en mer d’Irlande. Celles-ci visent notamment à créer une voie rapide pour les marchandises circulant de la Grande-Bretagne vers l’Irlande du Nord en réduisant les vérifications et les contrôles sanitaires et phytosanitaires de plus de 80 %, en simplifiant la certification avec un seul document de trois pages pour un camion entier rempli de marchandises différentes ou encore en réduisant de moitié les formalités douanières. « Je suis convaincu qu’avec de la volonté et de l’engagement politiques, nous pouvons encore explorer tout le potentiel de nos propositions et trouver une voie à suivre », assure le diplomate européen. Et d’indiquer que « cet appel au gouvernement britannique à s’engager avec nous est clair depuis plus d’un an. Et il est toujours d’actualité ».

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Commission européenne
Suivi
Suivre

Lire aussi : « Protocole nord-irlandais : Liz Truss n’entend pas revenir sur le projet de loi »

À l’inverse, la poursuite du projet de loi britannique, dont Liz Truss est l’architecte, visant à modifier en profondeur le protocole, « n’est tout simplement pas concevable sur le plan juridique et politique », prévient-il. Avant de rappeler qu’« il n’appartient pas au seul gouvernement britannique de changer l’accord bilatéral et de modifier les conditions dans lesquelles les marchandises peuvent entrer sur le marché unique de l’UE ». En attendant, la Commission européenne doit recevoir d’ici le 15 septembre une réponse écrite du gouvernement britannique suite au lancement en juin de sept procédures d’infraction par l’UE dénonçant le caractère illégal du projet de loi.