Fresh Produce Consortium (FPC), l’interprofession fruits et légumes anglaise, prévient que les nouveaux frais fixes sur les importations de plantes et de fruits et légumes, mis en œuvre à partir du 30 avril prochain, « ne seront pas gérables pour de nombreuses entreprises », rapporte Fresh Produce Journal. Le dispositif, baptisé CUC (Common User Charge), introduit dans le cadre des contrôles aux frontières post-Brexit, s’appliquera aux importations en provenance de tous les pays. La taxe s’appliquera à chaque ligne de produits, même en cas de code produit commun, dans un document sanitaire commun d’entrée (CHED). Il prévoit trois classes : des fruits et légumes et les plantes « sans risque sanitaire » (exemptés), ceux « à risque sanitaire moyen » et à « haut risque sanitaire » (taxe fixée à 29 £/ 33,86 €). Les frais maximums seront néanmoins plafonnés à 145 £ (169,28 €) pour un CHED quel que soit le nombre de lignes de produits. « Cela peut ne pas sembler grand-chose, mais avec seulement un petit nombre d’envois réellement inspectés, le coût réel par inspection pourrait atteindre jusqu’à 5 000 £ (5 837 €). Cette décision encourage déjà les exportateurs de l’UE à reconsidérer leur engagement à approvisionner le marché britannique », s’inquiète le FPC.
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