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Ruffault Traiteur relève la tête après la Covid-19

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Le traiteur breton a vu son activité et son chiffre d’affaires fortement réduits avec la crise de la Covid-19. Mais son dirigeant constate « une reprise d’activité violente à la rentrée », avec le report des évènements programmés pendant le dernier confinement.

Le traiteur Ruffault, appartenant au groupe Convivio, basé à Nantes et à Rennes, s’est maintenu en activité durant le dernier confinement sanitaire, jusqu’en mai 2021, « à hauteur de 10 à 15 % de [son] dernier chiffre d’affaires de 6,5 millions d’euros réalisé en temps normal [exercice 2018/2019, ndlr], c’est-à-dire avant la crise du Covid-19, explique son directeur, Bertrand Eloud. Lors du premier confinement, de mars à juin 2020, nous avions été complètement à l’arrêt, avant de redémarrer à hauteur de 60 % de ce chiffre d’affaires entre juillet et octobre dernier ». La société est restée en activité notamment grâce à un contrat d’approvisionnement des frigos connectés de l’entreprise Melchior, mais aussi « à notre offre de plateaux-repas, baptisée Midi à sa porte, conçue et lancée dès octobre 2020 pour affronter le deuxième confinement ». En activité certes, mais sans résultats. La société ne tient pas à donner le montant des pertes sur son dernier exercice.

La dynamique de la reprise est là

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Aujourd’hui, « les perspectives de la reprise vont au-delà de nos espérances, assure-t-il. Celle-ci s’annonce même violente à la rentrée avec les nouvelles commandes qui s’ajoutent aux évènements reportés. » À l’en croire, même s’il s’agit, pour l’instant, de commandes de petites jauges, aussi bien les entreprises que les collectivités locales et les associations sont reparties sur une dynamique satisfaisante.

Le traiteur se prépare désormais à la phase 3 du dé-confinement, à partir du 30 juin, sachant que les restrictions demeureront très contraignantes pour la restauration debout en intérieur. « Le protocole des cocktails sera lourd même après le 30 juin, pointe le directeur de Ruffault. Certains de nos clients, comme le Stade Rennais ou le Handball Club de Nantes, y sont peu préparés alors que leur saison reprend bientôt ». Néanmoins, si les décrets d’ordre sanitaire actuels restent en l’état, « nous pourrions envisager un exercice 2021/2022 presque normal. Mais quoi qu’il arrive, les clients doivent comprendre que le bio et le manger local ont un prix. Les cahiers des charges évoluent, mais crise ou pas, les prix restent inchangés depuis des années », déplore-t-il.