Et si l’ouverture, concept si cher à Nicolas Sarkozy, s’appliquait à l’agriculture avec un effet retard ?
Force est de constater que Nicolas Sarkozy fait bouger les lignes. Si les dernières élections aux chambres d’agriculture de 2007 ont conforté la FNSEA, elle n’est plus le seul syndicat « fréquentable » par l’actuelle majorité présidentielle.
La décision de Nicolas Sarkozy de visiter une exploitation agricole « Appliste » dans le cadre de ses vœux à la France rurale en janvier 2010 n’allait pas de soi. Pour preuve, Jean-Michel Lemétayer a boycotté cette manifestation. Et, c’est encore une « Appliste », Sophie Poux, qui a représenté les agriculteurs lors de l’émission où Nicolas Sarkozy était « Face aux Français ». Tout récemment, les leaders de l’Apli ont été reçus longuement à l’Elysée.
En prime, la Confédération Paysanne, syndicat classé à gauche, vient d’accueillir pour la première fois un ministre de droite à son congrès. C’est « un geste politique très important », insiste Bruno Le Maire qui se vante, en quelque sorte, d’être celui par qui la rupture arrive ! Cette rupture, autre attribut du sarkozysme, a au moins une explication. Les déconvenues électorales de la majorité montrent que le vote agricole n’est plus captif pour l’UMP. D’où ces « gestes » politiques d’ouverture.
Il est frappant de constater que pendant cette séquence, la FNSEA, elle, se ferme à toute ouverture syndicale, notamment au sujet des interprofessions. Ceux, nombreux, qui pensaient que tout deviendrait possible après le départ de Jean-Michel Lemétayer en sont pour leurs frais. Pour Xavier Beulin, le nouvel homme fort de la FNSEA, c’est un non-sujet. Une posture qu’il va falloir tenir au moins jusqu’en 2013, date des prochaines élections aux chambres d’agriculture, en passant par celles de 2012...

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