La Russie a décidé d’annuler pour deux ans la taxe en vigueur depuis début 2015 sur les exportations de blé, a annoncé le 2 septembre le premier ministre, Dmitri Medvedev. Celle-ci avait été imposée pour maintenir l’offre intérieure en dépit de l’effondrement du rouble. Relativement faible, elle n’a pas empêché la Russie d’enregistrer des exportations records de céréales lors de la dernière campagne et de dépasser les États-Unis comme premier exportateur mondial de blé, un rang qu’elle devrait conserver grâce à une moisson exceptionnelle.
Son annulation devrait entraîner une augmentation de 5 millions de tonnes des exportations de blé, attendues à 30 Mt, a estimé un adjoint du ministre de l’agriculture.
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La taxe a entraîné des pertes de 50 milliards de roubles (près de 700 millions €) pour les agriculteurs, a estimé récemment le président de l’Union céréalière, Arkadi Zlotchevski. Or, selon lui, les prix du blé se trouvent actuellement à un niveau à peine supérieur au seuil de rentabilité, au risque, en cas de nouveau recul, de provoquer des faillites et des difficultés à assurer les semis d’automne.