La Coordination rurale a reproché le 14 mars à la CGB (planteurs de betteraves) une « mainmise sur Saint Louis Sucre » concernant la mise en place des commissions interprofessionnelles dans les usines. Elle juge « ahurissant de confier à un unique syndicat (la CGB) l’organisation de l’élection des représentants de la profession », selon un communiqué. Et d’affirmer qu’« un grand nombre de producteurs » du groupe ne veulent plus être coopérateurs : ils « ne souhaitent pas s’engager sur du long terme en acquérant des parts sociales donnant le droit à produire sans garantie de prix rémunérateurs. Alors pourquoi seraient-ils représentés par un unique syndicat qui, lui, prône ce fonctionnement ? »
Les commissions interprofessionnelles, mises en place dans chaque usine, veillent à l’approvisionnement de la sucrerie, à l’organisation des réceptions et au suivi de l’accord interprofessionnel qui organise les relations entre planteurs et fabricants.
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Prônant l’abstention lors du vote, la CR dénonce « un manque d’impartialité ». Elle explique vouloir « que la représentation interprofessionnelle soit à l’image de la diversité des producteurs ».
En réaction à des « allégations totalement infondées », la CGB a garanti le 16 mars « transparence et ouverture » aux élections des commissions interprofessionnelles chez Saint Louis Sucre. « Toutes les conditions sont réunies pour que puissent être élus des planteurs représentatifs de toutes les sensibilités », affirme un communiqué. La CGB indique que le scrutin a lieu dans « un climat d’ouverture totale » : « tout planteur Saint Louis Sucre » a pu faire acte de candidature ; et « en toute transparence », le vote étant confidentiel avec un dépouillement sous les yeux de représentants de l’entreprise. Elle rappelle être l’unique syndicat représentatif des producteurs à avoir signé l’accord interprofessionnel de 2016, d’où sa légitimité à organiser les élections.