La CGB (planteurs de betteraves) va formaliser une offre de reprise de 30 M€ des usines Saint Louis Sucre vouées à la fermeture, a-t-elle indiqué le 16 mai, malgré un communiqué en forme de fin de non-recevoir des actionnaires majoritaires de Südzucker. Au lendemain d’une rencontre avec le groupe allemand, le président Franck Sander a affirmé que les participants sont « tombés d’accord pour envoyer une proposition officielle de reprise ». « Les négociations continuent », d’après lui : cette offre de 30 M€ « les a fait réfléchir ». Un prochain rendez-vous est prévu « d’ici trois semaines ». L’offre, au nom des planteurs, repose sur un projet de coopérative liée aux usines de Cagny (Calvados), Eppeville (Somme) et chapeautée par une union de coopératives. Un fonds de planteurs est envisagé, avec un « accompagnement des régions » Hauts-de-France et Normandie, à quoi s’ajoutent « éventuellement des prises de participations » d’industriels et institutionnels.
La veille, le communiqué des actionnaires majoritaires de Südzucker laissait pourtant entendre qu’ils fermaient la porte à une cession des sucreries. Cité dans le communiqué, Hans-Jörg Gebhard, président de VSZ, avait répondu qu'« il serait irresponsable, pour Saint Louis Sucre, de céder des sites ». Il a notamment estimé que « tout projet de reprise ne résout pas le problème de surproduction ». Hans-Jörg Gebhard, qui est aussi président du conseil de surveillance de Südzucker, a estimé par ailleurs que « les sites de Saint Louis Sucre qui resteront à proximité sont en mesure de traiter une partie des quantités de betteraves d’Eppeville et de Cagny », renforçant ainsi les usines restantes d’Etrépagny (Eure) et de Roye (Somme).
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
« Les négociations continuent », d’après la CGB