Dans un communiqué de presse du 28 juin, la Confédération paysanne a dénoncé « des manœuvres d’intimidation et de répression scandaleuses » de la part du gouvernement, après que Nicolas Girod, ancien porte-parole national du syndicat agricole, et Benoît Jaunet, porte-parole de l’organisation dans les Deux-Sèvres, ont été mis en garde à vue. Il est reproché aux deux syndicalistes l’organisation des manifestations de Sainte-Soline d’octobre 2022 et de mars 2023, qui s’étaient soldées par d’importantes violences. « Est-ce que l'État va encore répondre aux vœux de la FNSEA qui voudrait faire disparaître la Confédération Paysanne ? », s’interroge Julien Le Guet, porte-parole de l’association « Bassines, non merci ! » auprès de France 3 Régions. « Museler les mouvements sociaux et écologiques, dissoudre les Soulèvements de la Terre, intimider les responsables syndicaux et associatifs, cette stratégie inique du gouvernement ne nous empêchera pas de poursuivre la lutte », affirme la Conf’. Et d’ajouter que « celles et ceux qui devraient aujourd’hui rendre des comptes sont les responsables qui permettent la confiscation de l'eau pour les intérêts de quelques-uns ». Pour l’heure, la durée des gardes à vue n’est pas connue.
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