Le gouvernement italien a publié un nouveau décret (« decreto flussi ») autorisant l’entrée de saisonniers, rapporte la presse italienne le 1er juillet ; 500 000 travailleurs étrangers en situation régulière sont attendus pour la période 2026-2028, soit 165 850 par an ; 267 000 emplois seront destinés au travail saisonnier dans les secteurs agricole et touristique. Sur la précédente période (2023-2025), 450 000 travailleurs étrangers avaient été autorisés. Selon le Corriere Ortfruitticolo, Francesco Lollobrigida, ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et des Forêts, a exprimé sa « grande satisfaction » à l’annonce du nouveau décret en soulignant que « les flux migratoires sur trois ans ont mis fin au chaos préexistant qui durait depuis trop longtemps ».
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Le nouveau décret « représente un pas en avant important pour garantir la disponibilité des travailleurs dans les champs et, avec lui, la production alimentaire dans le pays » pour l’organisation syndicale Coldiretti. Le syndicat souligne le bénéfice de la procédure pour « ne pas laisser d’espace à des phénomènes criminels actifs entre l’Italie et des pays non européens, qui agissent comme des agences informelles d’intermédiation illicite de main-d’œuvre agricole ». La Coldiretti appelle toutefois à « la suppression définitive du “click day”» (premiers arrivés, premiers servis), pour « permettre aux entreprises de soumettre des demandes tout au long de l’année, avec le soutien des associations agricoles et en fonction des besoins saisonniers réels ». L’un des principaux problèmes de ce mécanisme, dénoncé à plusieurs reprises par Coldiretti, était lié au fait que les travailleurs recevaient souvent l’autorisation une fois les récoltes terminées.