Le Salon de l’agriculture 2026 subit, à mi-parcours, une baisse de fréquentation. Parmi les facteurs explicatifs : l’absence des bovins, les vacances scolaires et une rixe pendant le week-end d’ouverture.
À l’occasion d’une conférence de presse le 25 février, les organisateurs du Salon de l’agriculture ont indiqué que la fréquentation de l’évènement était en baisse de 25 %, du samedi au mardi soir. Le viticulteur a évoqué plusieurs facteurs d’explication à la baisse : l’absence de vaches, les vacances scolaires parisiennes qui enjambent l’ensemble du salon cette année, et la météo. Le début du Salon de l’agriculture a par ailleurs été marqué par une rixe, qui a éclaté le dimanche d’ouverture entre des exposants et des visiteurs, entraînant l’interpellation de quinze personnes, une opération durant laquelle un policier et un gendarme ont été légèrement blessés, a appris l’AFP auprès de la préfecture de police (PP).
Un couteau aurait été exhibé par l’un des participants à la rixe sans qu’il en fasse usage, souligne la même source, confirmant une information de BFM TV. Les policiers sont intervenus rapidement et ont procédé à quinze interpellations, au cours desquelles un policier et un gendarme ont été légèrement blessés, poursuit la PP. L’altercation est survenue sur un stand de nougats après que des visiteurs ont craché sur les marchandises mises en vente, selon le parquet de Paris. Jérôme Despey a indiqué que les organisateurs ont porté plainte.
La CR veut organiser
Quelques jours avant l’ouverture, la Coordination rurale a revendiqué, dans un communiqué, une « légitimité à participer à l’organisation du Salon » et dénoncé « une organisation verrouillée, sous l’influence de M. Despey et de la FNSEA, qui confisque le débat syndical et réduit le pluralisme ». Vice-président de la FNSEA, Jérôme Despey est aussi le président du Ceneca, société propriétaire du Salon de l’agriculture. Société anonyme à participation publique, le Ceneca fédère 80 actionnaires, dont Unigrains (bras financier de l’AGPB, producteurs de blé de la FNSEA) et la CGB (betteraviers, FNSEA). La CR demande « un salon recentré sur l’essentiel : la production, la réalité quotidienne du métier, les innovations, mais aussi les contraintes sanitaires, réglementaires et économiques ».
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Interrogé par Agra Presse, Jérôme Despey affirme avoir écrit aux syndicats agricoles quinze jours plus tôt et n’avoir pas reçu de réponse de la CR depuis, ni de demande d’intégrer le conseil d’administration du Ceneca. « Je dialogue avec tout le monde », assure le président du Salon. Il rappelle que la CGB et Unigrains avaient « investi dans le salon pour qu’il reste dans le giron agricole », dans les années soixante. Techniquement, il précise n’être pas devenu président au titre de ses responsabilités syndicales, mais après avoir racheté, à titre personnel, des parts dans la société à l’ancien président, Jean-Luc Poulain, qui était également membre du bureau de la FNSEA lors de sa nomination en 2008.
MR