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Salon où l’on cause

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La dégringolade boursière n’empêche pas les cours du cacao, du café ou du sucre d’afficher une insolente résistance. La spéculation doit bien trouver de nouveaux points de chute même si, sur les prix agricoles à la production en France, la détente semble bien là, à une exception, celle des produits laitiers qui l’ont connue avant les autres mais pour bien peu de temps. La fixation du prix du lait pour le dernier trimestre (qui vient de commencer !) ressemble à une mission impossible pour la filière alors que les industriels se voient refuser toute hausse par certaines enseignes. La Commission d’examen des pratiques commerciales, dans laquelle Olivier Picot, président d’Atla et de la commission industrie-commerce de l’Ania, place tant d’espoir n’est pas encore à pied d’œuvre, mais Jean-Paul Charié devrait la réunir juste au lendemain du SIAL. A cette date-là, les renégociations tarifaires seront plus qu’avancées. Un autre sujet alimentera aussi les échanges dans les allées du salon : outre l’adaptation à de nouveaux comportements du consommateur à qui le ralentissement économique général va finir par couper l’appétit, le débat risque de se poursuivre sur l’idée qui refait surface d’instaurer en France une fiscalité à visée nutritionnelle. Le rapport de la mission d’information parlementaire sur l’obésité a milité pour des bonus-malus sur l’alimentation. C’est encore une façon de décréter ce qui est bon et ce qui est mauvais. Un policier derrière chaque assiette ?

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