Dans le cadre d’une rencontre avec la Fédération européenne des vins d’origine (EFOW) le 2 mars à Bruxelles, le commissaire européen à l’Agriculture, Janusz Wojciechowski, a indiqué que la Commission européenne souhaitait attendre la publication d’une étude d’impact, prévue dans les prochaines semaines, avant de prendre, si besoin, des décisions qui ne concerneront pas uniquement le secteur vitivinicole mais aussi les autres secteurs agricoles (fromages italiens ou encore huile d’olive espagnole), touchés depuis le 18 octobre par la hausse des droits de douane américains (+25 %) en représailles aux subventions européennes à Airbus. Bruxelles estime également que ce laps de temps permettra de renégocier avec l’administration américaine, surtout qu’elle ne relèvera pas, au moins dans un avenir proche, les droits sur les produits agricoles – mais seulement sur l’aéronautique à partir du 18 mars, date à laquelle un mini-accord commercial entre l’UE et les États-Unis pourrait aussi voir le jour (1).
Pour EFOW, qui s’inquiète des conséquences à long terme des sanctions américaines sur le secteur vitivinicole, il est important que Bruxelles intervienne afin de permettre aux entreprises de continuer à exporter vers les États-Unis et ainsi éviter la survenance d’une crise profonde. Les mesures de flexibilité supplémentaires pour les programmes de promotion du secteur vitivinicole proposées par la Commission européenne et adoptées le 18 février (2) par les États membres et les eurodéputés sont jugées insuffisantes pour apporter une réponse efficace et pérenne à l’augmentation des droits de douane imposée par Washington.
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(1) Voir même numéro
(2) Voir n°3730 du 24/02/2020