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Communication Sans cofinancement professionnel l’Aficar est menacée de disparaître

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« Si la profession ne s’engage pas à cofinancer l’Aficar d’ici juillet, nous proposerons purement et simplement sa suppression », a affirmé le sénateur UMP Joël Bourdin (Eure) le 11 juin devant la presse. Le sénateur vient de réaliser un rapport d’évaluation intitulé Ce membre de la commission des finances du Sénat a l’intention, s’il est prochainement réélu, de réaliser une évaluation de l’ONF (Office national des forêts).

Auteur d’un rapport sur l’évaluation de l’Aficar (agence de communication du monde agricole), Joël Bourdin estime qu’après avoir fonctionné 2 années et demi avec un budget d’origine publique de l’ordre de 1,4 million d’euros par an, cet organisme « a une activité plutôt décevante ». Au total, selon lui, l’Aficar aurait utilisé un budget public proche de 5 millions d’euros. Principal reproche adressé par le sénateur : « Les professionnels n’ont pas tenu leur promesse qui était de le cofinancer de manière à lui donner plus de moyens ». Selon lui, le ministre de l’Agriculture aurait lui-même, il y a quelques semaines, demandé aux organisations agricoles de contribuer au financement de l’Aficar d’ici juillet. Les professionnels, lors de leurs auditions, auraient proposé de créer un nouveau fonds qui lui-même financerait l’Aficar. « Un fonds pour financer un fonds, on est chez les Shadoks ! », ironise Joël Bourdin.

Deux options

Dans ses conclusions, le rapport de Joël Bourdin évoque deux options :

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1. soit la communication grand public émanant de l’agriculture est conduite et financée par la profession ; rien n’interdit alors au ministère de l’Agriculture de participer ponctuellement à tel ou tel projet ; dans ce cas l’Aficar serait supprimée à moyen terme après avoir prêté son appui à la création d’un nouveau dispositif de communication agricole.

2. soit l’Aficar est maintenu et cela ne peut être envisagé que sous trois conditions : que des participations financières extérieures au moins égales à celles de l’État soient mobilisées de manière pérenne ; qu’il y ait une convention d’appui technique concernant les services qu’apporterait l’État ; qu’il y ait une meilleure coordination entre les actions de l’Aficar et celles de l’État ou des organisations professionnelles agricoles.