Chypre a informé le Conseil agricole, le 15 juillet à Bruxelles, des conséquences de l’épizootie de maladie de Newcastle qui touche son cheptel de volaille. Au total 190 000 oiseaux sont morts de la maladie ou ont été tués pour limiter la propagation du virus. « La consommation de viande de volaille a chuté d’environ 30%, causant de lourds dégâts économiques supplémentaires pour l’industrie », soulignent les autorités chypriotes. Le ministre de l’agriculture a demandé l’aide de l’UE. Dacian Ciolos, le commissaire européen, a rappelé que l’Union européenne dispose de deux voies pour agir : un cofinancement (à 50%) pour dédommager les producteurs des destructions obligatoires et des mesures activables en cas de perturbation des marchés. Seulement, Chypre indique avoir des difficultés à financer sa part de 50% de dédommagement des producteurs : « Une aide supplémentaire pour couvrir les coûts de confinement de la maladie se justifie car les autorités de la République de Chypre ne portent pas la responsabilité de l’apparition de la maladie » qui vient de la partie nord de l’île occupée par la Turquie. Pour ce qui est de la perturbation des marchés, Bruxelles estime que les données actuellement en sa possession ne font pas état d’une chute des prix et que les échanges commerciaux avec d’autres États membres et des pays tiers ne semblent pas, non plus, être affectés. La Commission attend donc des informations complémentaires avant de débloquer ces aides.
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