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Santé animale : les ministres de l’Agriculture favorables à la création de banques de vaccins

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Une vingtaine de ministres de l’Agriculture de l’UE, réunis le 21 octobre à Luxembourg, ont apporté leur soutien à la demande portée par la France et l’Espagne de réfléchir à une approche coordonnée au niveau de l’UE pour anticiper les besoins vaccinaux et améliorer la disponibilité des vaccins en santé animale (en matière de quantités et de délais). Face aux épizooties d’ampleur qui se multiplient ces derniers mois (fièvre catarrhale ovine, maladie hémorragique épizootique, influenza aviaire, peste porcine africaine, peste des petits ruminants, etc.), la France et l’Espagne estiment que « la disponibilité de volumes suffisants de vaccins sûrs et efficaces constitue un enjeu crucial pour lutter contre la diffusion de ces maladies, limiter leurs impacts et assurer la sécurité des échanges d’animaux vivants ». Les deux pays suggèrent de constituer des banques d’antigènes ou de vaccins pour garantir réactivité et disponibilité à l’échelle de l’UE.

Lire aussi : FCO : des eurodéputés demandent à Bruxelles de la vigilance sur les entraves au commerce

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Pour l’eurodéputé social-démocrate français Christophe Clergeau, il faut « créer une agence européenne de préparation aux crises de santé animale », comme cela a été fait pour la santé humaine après la pandémie de Covid-19. Les eurodéputés centristes belges Hilde Vautmans et Benoît Cassart ont, eux, regretté le 22 octobre, à l’issue d’un débat en plénière au Parlement européen sur la prévention des crises sanitaires en agriculture, « que la stratégie de vaccination européenne demeure fragmentée ». Dans un communiqué, ils pointent également « l’affaiblissement du soutien financier aux programmes sanitaires existants du fait des contraintes budgétaires ». Un affaiblissement également relevé par les ministres de l’Agriculture, dont beaucoup se sont inquiétés de la réduction du taux de cofinancement des mesures de lutte contre la propagation des maladies et organismes nuisibles émergents. En attendant, la France et la Belgique ont sollicité auprès de la Commission européenne l’activation de la réserve agricole pour faire face aux conséquences de l’épidémie de FCO de sérotype 3 qui affecte leurs élevages.