À l’initiative de la Hongrie, une douzaine de délégations (Autriche, Belgique, République tchèque, Croatie, France, Italie, Lettonie, Portugal, Roumanie, Slovaquie et Slovénie) a, le 26 mai à l’occasion de la réunion des ministres de l’Agriculture de l’UE à Bruxelles, appelé la Commission européenne à renforcer sa stratégie vaccinale. Face à la recrudescence des maladies animales ces dernières années, les États membres souhaitent « la mise en place d’un cadre juridique permettant une approche pragmatique de la prévention et de la lutte contre les maladies animales par la vaccination ». Ils demandent à la Commission européenne d’œuvrer à l’élimination des restrictions au commerce international « en promouvant dans les enceintes internationales l’acceptation d’une vaccination préventive responsable et strictement supervisée ». Le document, préparé par la Hongrie, suggère également de garantir un financement suffisant de l’UE pour lutter contre les maladies animales, favoriser l’innovation dans le domaine et garantir l’accès à des vaccins sûrs et efficaces pour les États membres. Beaucoup de ministres ont insisté sur ces points, notamment sur le besoin de financements européens suffisants.
Lire aussi : Fièvre aphteuse : Bruxelles rassure, Berlin sollicite la réserve agricole
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
« La biosécurité et la surveillance restent les pierres angulaires de la stratégie de l’UE, la vaccination ne doit pas s’y substituer mais il ne fait pas non plus s’en priver », a admis Olivér Várhelyi, le commissaire européen à la Santé. L’UE dispose déjà des bases scientifiques « pour l’utilisation de la vaccination contre les maladies dites de catégorie A, c’est-à-dire celles qui ne sont normalement pas présentes dans l’UE », a précisé le commissaire. Et il a assuré aux ministres que ses services travaillaient « activement pour que l’acceptation plus large de la vaccination dans les normes internationales devienne une réalité ».