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Santé/volaille : une étude « de faible qualité » alerte sur des risques inédits (expert)

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Alors que des médias relaient une étude de l’Institut italien de gastro-entérologie montrant une « augmentation statistiquement significative du risque de mortalité » au-delà d’une consommation de 300 g/semaine de volaille, le professeur de nutrition à AgroParisTech François Mariotti, interrogé par Agra Presse, pointe la « faible qualité » de cette publication. Parue en avril dans la revue Nutrients, elle est « peu généralisable » et « peu transposable », selon lui, les auteurs soulignant eux-mêmes plusieurs limites. Le Pr. Mariotti cite le « petit effectif » analysé (4 869 Italiens de deux villes des Pouilles, certes suivis sur une très longue durée, 19 ans en moyenne) ; un intervalle de confiance « peu précis » ; « l’absence d’information sur l’activité physique », sur « les modes de cuisson » ou le type de volaille (transformée ou non). Il rappelle que, jusqu’ici, « la littérature n’a pas établi de lien entre volaille et santé », malgré des études « nombreuses » et « plus fiables ». Il regrette aussi que les auteurs aient « agrégé des cancers intestinaux », très différents. L’étude concluait, au-delà 300 g/semaine, à un risque de décès toutes causes 27 % plus élevé qu’à moins de 100 g, et 2,27 fois plus élevé pour les cancers gastro-intestinaux, 2,61 pour les hommes.

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