Saria Industries, filiale du groupe allemand Rethmann, veut changer son image d’équarrisseur qui ne représente que 25% de son activité. L’entreprise met en avant la traçabilité de ses produits, la lutte contre les nuisances olfactives et la valorisation énergétique des sous-produits.
«On n’est pas que des équarrisseurs », affirme haut et fort Jean-Louis Hurel, p.-d.g. de Saria France. L’entreprise a lancé plusieurs chantiers pour s’adapter au marché et changer son image.
Les 14 usines des filières équarrissage et agroalimentaire de Saria Industries seront ainsi certifiées ISO 22000 fin 2009, a déclaré Jean-Louis Hurel lors d’un point presse le 20 juin. Cette norme internationale relative à la sécurité des produits alimentaires – et créée suite aux crises sanitaires de l’ESB et de la dioxine – est déjà effective sur les sites de Guer (Morbihan) et Plouvara (Côte d’Amor). Quatre autres sites sont en cours de certification. En intensifiant la traçabilité de ses produits, Saria espère améliorer la qualité de ses prestations et diminuer le nombre d’audits précédemment effectués.
Lutte contre les odeurs
Pour répondre à la problématique des nuisances olfactives générées par ses propres installations, Saria a investi 6 millions d’euros dans le traitement des odeurs entre 2006 et 2007. En captant les gaz dès la sortie des camions et pendant la transformation des produits, Saria cherche à « traquer les odeurs ». Le traitement s’effectue par lavage, biofiltre et thermo-oxydation sur certains sites, tel celui de Vitré. A terme, ce traitement des nuisances olfactives devrait être étendu sur tous les sites, indique Saria.
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Par ailleurs, dans le contexte de crise de l’énergie, Saria cherche à réduire la dépendance énergétique de ses sites. Actuellement, l’autonomie énergétique de l’ensemble des unités de Saria est de 63%, indiquent les responsables de l’entreprise. Signe de cet intérêt pour l’énergie, un pôle centré sur la valorisation énergétique de la biomasse vient d’être créé. Bénéficiant d’opportunités réglementaires, d’une fiscalité et d’un tarif de rachat intéressant, le groupe Saria a investi dans deux filières : le biodiesel et la méthanisation. À partir de 2010, une usine de biodiesel avec une capacité de 75000 tonnes de biodiesel verra le jour au Havre. Concernant la méthanisation, deux installations destinées la production d’électricité et d’eau chaude par méthanisation des biodéchets sont envisagées.
Au total, les investissements industriels et environnementaux de Saria entre 2006 et 2007 se sont élevés à 45,2 millions d’euros.