La Commission européenne continue de tenter de convaincre des simplifications qu’apporteraient ses propositions pour la future Pac. Après les ministres de Vingt-huit au mois de juillet, ce sont les eurodéputés qui ont eu droit à une longue présentation des avantages attendus, exemples à l’appui, du nouveau modèle de mise en œuvre qui accordera plus de subsidiarité aux États membres. Mais comme les ministres avant eux, les parlementaires ont surtout exprimé leur scepticisme. Des doutes qui devraient s’exprimer dans le rapport que prépare l’Espagnole Esther Herranz-Garcia sur le principal volet de cette proposition, les plans stratégiques. Un vote en plénière de la position du Parlement est espéré au plus tard lors de la dernière sessions avant les élections européennes, programmée pour la mi-avril. De son côté, la Roumanie, qui prendra la présidence tournante du Conseil de l’UE le 1er janvier 2019, ambitionne de parvenir à une approche générale des Vingt-huit sur la future Pac d’ici avril ou mai 2019. Pour un accord entre les deux institutions, il faudra attendre le nouveau Parlement, et  sans doute la prochaine Commission européenne qui prendra ses fonctions début novembre. Officiellement, l’objectif affiché de l’actuelle reste d’atteindre un accord institutionnel entre le Conseil et le Parlement avant les élections européennes de mai 2019. Mais bien conscient que ce calendrier est désormais impossible à tenir, le commissaire européen Phil Hogan a déjà admis, à demi-mot, que des mesures de transition seraient préparées. S’il y a bien un point de cette réforme sur lequel il n’y a plus beaucoup de doutes, c’est qu’elle n’entrera pas en vigueur en temps et en heure.

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