L’augmentation de la modulation obligatoire des aides directes (transfert des crédits ainsi économisés vers le développement rural) s’est heurté à un scepticisme assez général lors des échanges de vues informels des ministres de l’agriculture des Vingt-sept, le 18 septembre à Porto.
Le Royaume-Uni, le Danemark, les Pays-Bas, Chypre, la République tchèque, la Lettonie, Malte, de même que la Pologne et la Slovénie, s’y sont déclarés favorables.
A l’inverse, de nombreux Etats membres - Espagne, Belgique, Italie, France, Luxembourg, Allemagne, Finlande, Hongrie, Grèce, Roumanie, Autriche, Irlande - ont exprimé leurs réserves, voire leur hostilité, du moins pour le futur proche, appelant à une équilibre entre le premier pilier de la Pac (soutien des revenus et des marchés) et le second (développement rural).
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L’Allemagne s’est opposée à toute modulation supplémentaire jusqu’en 2013. La France a estimé qu’il fallait éviter des transferts financiers «indus».
Quant à la modulation volontaire des aides directes, mise en oeuvre seulement au Royaume-Uni et au Portugal, elle «fausse la concurrence et provoque des maux de tête administratifs», a affirmé Mariann Fischer Boel, la commissaire européenne à l’agriculture, dans un discours prononcé le 19 septembre à Bruxelles.