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Schiever bannit de ses supermarchés les lapins élevés en cage

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Le groupe de grande distribution Schiever « dit non » à l’élevage en cage, dans une communication diffusée le 27 mars. Après l’arrêt de la vente dans ses supermarchés Atac, Bi1 et Maximarché, des œufs de poules en cage (en novembre 2014), le groupe a banni, depuis le 20 mars, « la viande de lapins élevés en cage au rayon boucherie traditionnelle » de ses supermarchés. La mesure sera étendue « d’ici 5 ans », à « tous ses rayons boucherie libre-service », indique Schiever.

La viande proviendra d’élevages dans des parcs où chaque lapin bénéficie d’un espace minimum de 800 cm2. Schiever garantit sa promesse grâce à sa « filière qualité » qui assure « un lapin d’origine 100 % français », élevé 60 jours minimum, avec une alimentation « 100 % végétale, minéraux et vitamines », non traité « préventivement avec des antibiotiques ».

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Le Parlement européen a adopté le 14 mars une résolution non contraignante appelant la Commission de Bruxelles à présenter une proposition législative de normes minimales pour la protection des lapins d’élevage dans le but d’éliminer progressivement les cages en batterie et de les remplacer par des solutions alternatives, ce qui permettrait également une meilleure prévention des maladies et des contrôles ciblés. La plupart des lapins élevés dans l’Union le sont généralement dans des cages non enrichies. Les systèmes de logement se sont améliorés au fil du temps et des alternatives, comme les parcs ou les enclos, ont été utilisés.

Dans un communiqué le 13 mars l’interprofession du lapin (Clipp) expliquait la situation des éleveurs français : « certains éleveurs ont déjà fait le choix d’investir dans des logements autres que la cage conventionnelle : soit des cages aménagées avec plateforme soit des parcs (sans plafond) avec des groupes de 30 animaux en phase de croissance ». Cependant « aucun élevage en France n’a risqué d’adopter l’élevage de lapines en groupe pour des raisons de risque élevé de blessures sur les animaux, ce qui serait contraire au bien-être animal ».