Difficile de faire un constat très à jour de la sécheresse, alors que les résultats de pousse de l’herbe ou des rendements attendus de maïs fourrage restent à paraître pour le mois d’août. Les effets de la sécheresse sont « beaucoup plus graves » dans la moitié est de la France que dans l’Ouest, déclarait Stéphane Travert le 6 août. Un constat confirmé par la pousse de l’herbe de juillet, proche de la normale (+ 1 %), rapportait Agreste début août, mais scindée en deux, entre l’Est et le Nord très déficitaire et l’Ouest excédentaire. Ainsi, dans les Pays de la Loire, la pousse est deux fois supérieure à la pousse mensuelle habituelle (+ 120 %). À l’inverse, en Bourgogne-Franche-Comté, elle a été très inférieure au niveau de référence (- 46 %), tout comme dans les Hauts de France et le Grand-Est (- 36 %). En cumul, la pousse de l’herbe demeure au niveau national proche de celle de référence (+ 5 %).
Le constate était moins marqué entre l’Est et l’Ouest lorsque l’on regardait les 39 départements concernés au 5 août « par au moins un arrêté préfectoral limitant certains usages de l’eau ». Parmi ceux-ci, 12 avaient mis en place un ou plusieurs arrêtés locaux de « crise », impliquant « un arrêt des prélèvements non-prioritaires y compris des prélèvements à des fins agricoles », notamment sur la façade Ouest (Vendée, Loire-Atlantique, Deux-Sèvres…), dans la vallée de la Garonne (Tarn-et-Garonne, Haute-Garonne…) ou dans le centre de la France (Loiret, Loir-et-Cher…).
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Au 1er août, le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) estimait que le niveau des nappes était hétérogène d’une région à l’autre. Dans un communiqué du 14 août, il indiquait que la moitié des nappes affichait un niveau « modérément haut à très haut », tandis qu’un tiers est à un niveau « modérément bas à très bas ». Le restant est dans la moyenne. La période estivale a été abordée « avec des nappes qui, globalement, ont été bien rechargées ». « Cette situation, assez favorable pour cette époque de l’année, est liée à l’incidence notable des pluies qui se sont prolongées tard au printemps, indique le BRGM. À l’exception de quelques secteurs, les niveaux de nappes se situent globalement au-dessus de ceux généralement observés en été. »