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Sécheresse : la FNSEA reste sur sa faim après le discours de S. Travert au Space

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La FNSEA a affiché sa déception suite aux annonces faites par le ministre de l’Agriculture au sujet de la sécheresse, lors de sa visite au Space le 11 septembre. "Nous sommes restés sur notre faim", a déclaré Jérome Despey, secrétaire général, en conférence de presse. La FNSEA souhaitait notamment que les avances sur les aides Pac puissent être versées plus tôt, et qu’elles atteignent 90 % du montant total de l’aide. Finalement le ministre de l’Agriculture a confirmé son annonce, faite il y a quelques semaines, d’un versement d’une avance à compter du 16 octobre à un taux relevé : « 70 % contre 50 % pour les paiements directs, 85 % contre 70 % pour l’ICHN ». Il s’agit des souplesses permises par Bruxelles cet été. La FNSEA souhaitait également que les agriculteurs ne soient pas obligés de semer des intercultures dans les cas où ils auraient la certitude que celles-ci ne lèveraient pas en raison de l’absence de pluie et d’humidité.

Par ailleurs, la FNSEA note que le ministre a annoncé la réactivation des cellules d’urgence départementales, demandée depuis plusieurs semaines. Le ministre a annoncé l’activation d’un « plan d’action sur la sécheresse en demandant aux préfets d’évaluer les stocks de fourrage et de paille, de faciliter les opérations de solidarité entre agriculteurs et de réunir dans les meilleurs délais les cellules d’identification et d’accompagnement des exploitants en difficulté ». Mais la FNSEA regrette l’absence de prise en charge des intérêts d’emprunts, que permettrait par exemple l’activation de fonds d’allégement des charges (Fac). Dans l’ensemble, la FNSEA dénonce un discours se bornant "à des généralités" et manquant "de précision".

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Faisant suite à la parution récente des résultats nationaux de la pousse de l’herbe en août par le ministère de l’Agriculture, le Modef avait demandé, dans un communiqué le 7 septembre, la réunion « en urgence » du Comité national de gestion des risques agricoles (CNGRA), afin que les éleveurs sinistrés puissent au plus vite bénéficier du régime des calamités agricoles. La reconnaissance d’une calamité agricole dans une zone géographique donnée se fait par arrêté du ministre de l’Agriculture, après avis du CNGRA, lui-même sollicité par le préfet du département concerné.