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Sécheresse : le marché des semences de maïs en « déficit »

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Le marché européen des semences de maïs présente un « déficit » pour certaines variétés, les récoltes ayant souffert des « à-coups climatiques de l’été », a signalé le 10 octobre la FNPSMS (interprofession des semences de maïs et de sorgho). « À l’issue de la campagne de ventes 2019, la baisse des stocks se confirme, portée par un marché européen du maïs dynamique, selon un communiqué. Une baisse susceptible de se poursuivre d’ici à juin 2020, en raison des difficultés de production de l’année 2019 et de la conjoncture soutenue des marchés. » Si les surfaces européennes de maïs semences affichent une hausse de 8 %, les cultures ont subi les « à-coups climatiques de l’été et les rendements sont évalués au-dessous des objectifs », pointe l’interprofession.

La FNPSMS note une diminution des doses disponibles de « près de trois millions d’unités » par rapport au plan de production initial. En France, la récolte est estimée « entre 90 et 95 % de l’objectif », côté Hongrie « 88 à 93 % » et Roumanie « 95 à 100 % », précise le communiqué. « À ce contexte de production déficitaire dans l’UE et de stocks en diminution (ratio stock/utilisation de 56 %), s’ajoute le déclassement de doses traitées thirame et mesurol », deux substances retirées du marché. Le marché s’achemine en parallèle vers « une demande soutenue », liée aux difficultés de semis du colza en Europe de l’Ouest, au besoin de stocks fourragers tout au Nord et aux bonnes récoltes plus à l’Est (Ukraine, Russie, Roumanie), qui ouvrent des perspectives favorables pour le maïs.

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« La production de semences est challengée en raison d’aléas climatiques extrêmes alors que la demande européenne semble vouloir garder son dynamisme, déclare le président Pierre Pagès, cité dans le communiqué. C’est une situation à retransformer collectivement en atout pour le maïs et la semence française. » La FNPSMS souligne la résilience du réseau national de multiplication, qui est parvenu à « prévenir un décrochage majeur des rendements, gage du très haut niveau technique des producteurs ».

Un manque de doses disponibles de « près de 3 M d’unités » par rapport au plan de production initial