Didier Guillaume a rencontré les responsables syndicaux agricoles pour un premier tour d’horizon des dossiers. Une préoccupation générale a émergé : la sécheresse. Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, reçue le 18 octobre par le nouveau ministre de l’Agriculture, a présenté deux revendications : un relèvement de 20 points de l’avance des aides Pac à 90 % et un chèque transport pour les fourrages. Il n’y aura « pas d’aide au transport », a fait connaître le Modef, dont une délégation a été reçue quatre jours plus tard, soit le 22 octobre, par Didier Guillaume. « Le ministre nous a assuré des mesures concrètes dans les prochains jours », précise le syndicat dans un communiqué.
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« La première urgence, pour le nouveau ministre, ça doit être la sécheresse », a estimé le président de la Coordination rurale (CR), Bernard Lannes, reçu le 22 octobre. « Il s’agit de redonner du cash », selon lui, afin notamment de permettre aux éleveurs d’acheter des aliments. La CR souhaite que les agriculteurs bénéficient de la même détaxation des carburants que celle accordée aux pêcheurs : pas d’avance de TVA ni de TICPE (taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques). Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne, également reçu le 22 octobre par le ministre, a demandé un recensement des stocks pour « éviter la spéculation », la mise en place de « cellules de veille » et une prise en charge des cotisations « pour ceux qui en auront besoin », à partir de janvier. Les Jeunes agriculteurs (JA) devaient être reçus le 30 octobre par Didier Guillaume.