Le dirigeant d’une fédération agroindustrielle qualifiait récemment l’année 2011 qu’avait connue ses adhérents de « secouée ». Il a tout intérêt à leur conseiller de « conserver leurs ceintures attachées», car cet exercice risque d’être tout aussi mouvementé. Le gel et la sécheresse ont provoqué en France des dégâts qui sont encore loin d’être totalement évalués pour connaître leur impact réel sur les futures récoltes. Nul doute que ces conditions climatiques inhabituelles vont peser sur les cours de certaines denrées. Au niveau mondial, la situation s’annonce tout aussi chaotique. Les météorologistes australiens et néo-zélandais sont unanimes pour annoncer le retour d’El Nino, qui succédera à la Nina. La sécheresse fera place à la pluie, affectant productions laitières et céréalières. L’Amérique du Sud et le sous-continent asiatique n’échapperont pas davantage à ces dérèglements. S’ l’on ajoute à ces aléas difficilement maitrisables, les effets de changements réglementaires et leurs conséquences mal anticipées, comme en atteste la crise de l’œuf, il n’est guère besoin d’être grand clerc pour prévoir une année mouvementée. Et qui fera le miel des divers spéculateurs. Il est encore loin le temps où la gouvernance mondiale saura imposer des outils de régulation que tout le monde appelle de ses vœux, mais que personne ne semble pressé de mettre en œuvre. Il faudra aux industriels encore louvoyer pour éviter les trous d’air.

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