La Commission européenne a publié le 16 avril les résultats de la deuxième étude du mécanisme européen permanent de préparation et de réaction aux crises de sécurité alimentaire (mis sur pied en 2021 suite à la pandémie de Covid-19 et la guerre en Ukraine) sur l’état de la sécurité alimentaire dans l’UE. Des représentants des États membres et de différentes organisations de parties prenantes tout au long de la chaîne alimentaire de l’UE ont fourni des réponses pour un total de 31 réponses. Par rapport au précédent rapport, les auteurs indiquent que la perception générale des répondants semble rester stable pour le premier semestre 2024, la plupart estimant que les facteurs d’inquiétude déjà identifiés (conditions climatiques extrêmes, volatilité des prix, coûts élevés des intrants, niveaux des coûts de production, inflation) étaient globalement « de la même importance » qu’auparavant. Cependant, les autorités des États membres se sont montrées légèrement plus préoccupées par les phénomènes météorologiques extrêmes, les coûts élevés des intrants et les prix des produits de base. Les acteurs de l’industrie, quant à eux, ont souligné les défis en matière de transport et de logistique.
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Toutefois, plusieurs nouveaux facteurs susceptibles d’avoir un impact sur l’approvisionnement et la sécurité alimentaires de l’UE depuis la mi-2023 ont été évoqués. Parmi eux, les perturbations maritimes en mer Rouge, les incertitudes liées aux processus électoraux dans l’UE et aux États-Unis ou encore les manifestations d’agriculteurs du début d’année 2024 ont été mentionnées. Par ailleurs, certains répondants ont également mis en évidence plusieurs facteurs qui pourraient être considérés comme stratégiques pour les développements futurs : les potentielles pénuries de main-d’œuvre agricole, le manque de diversification des importations ou la dépendance à la technologie numérique.