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Sécurité alimentaire : la hausse des prix principal facteur de détérioration

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Le dernier rapport, publié le 8 octobre, du think tank anglais Economist Impact, créateur de l’index ICFG (indice mondial de la sécurité alimentaire) montre qu’au cours de la dernière décennie, c’est le caractère abordable des aliments qui a le plus souffert en raison d’une grande volatilité des prix des denrées alimentaires depuis 2019. Dans un contexte marqué par la pandémie de Covid-19, les conflits et la variabilité climatique, les scores des autres piliers qui composent l’index (ressources naturelles et résilience, qualité et sécurité des aliments, et disponibilité des aliments) ont également enregistré des baisses (tous les scores de l’ICFG sont notés sur 100) pour tous les pays. Les pays européens à haut revenu restent en tête de l’indice, occupant sept des dix premières places, l’Irlande obtenant la première place avec un score global de 84 (comprenant tous les piliers). Le rapport explique qu’en dix ans, le pays « a réussi à maintenir le prix des denrées alimentaires à un bas niveau, tout en s’attaquant aux inégalités et en veillant à ce qu’un filet de sécurité reste en place. D’autre part, il a réussi à minimiser les pertes de nourriture, contribuant ainsi à garantir la disponibilité d’une quantité suffisante de nourriture de qualité ».

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À l’inverse, les pays où cet indice s’est le plus détérioré, comme le Venezuela et le Burundi, n’ont pas été en mesure de contenir la hausse des prix alimentaires. Ils n’ont pas bénéficié d’un approvisionnement alimentaire ou d’un accès au marché suffisants et enfin, ont souffert de la volatilité de la production. Quant aux dix pays les plus pauvres (situés principalement en Afrique), ils n’ont souvent pas eu la capacité de développer la sécurité alimentaire en investissant dans la R & D, les filets de sécurité, les stratégies de sécurité alimentaire, les politiques nationales d’adaptation, les plans de gestion des risques et les directives nutritionnelles, explique le rapport.