Les jeunes qui choisissent le parcours aidé continuent majoritairement à opter pour une installation en Gaec (65 % en 2007 contre 62 % en 2006). Reste que les Gaec ont encore du mal à recruter pour remplacer les associés qui partent. « Les attentes des jeunes sont souvent très différentes de ce qui est proposé », a signalé Philippe Lerouvillois, professeur à l'Ensaia (Ecole nationale supérieure d'agronomie et des industries alimentaires), lors de l'assemblée générale de Gaec et sociétés.
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Le mode de gestion souvent patrimonial du Gaec rebute des jeunes tentés par l'individualisme. Comparativement à un statut de salarié, les contraintes sont trop fortes, l'investissement initial trop lourd. Mais d'autres stratégies plus proches de l'entreprise managériale peuvent être mises en place. « Il s'agit d'externaliser les fonctions considérées comme non stratégiques », précise Philipe Lerouvillois. L'investissement se concentre sur les actifs jugés stratégiques. La vitesse de rotation rapide des capitaux compense des taux de marges moins élevés que ceux obtenus dans une logique patrimoniale. Dans la pratique, ce système facilite la transmission des parts à un jeune associé. Mais il pose aussi la question de la définition du métier d'agriculteur.