A Bruxelles, le sel de Guérande et tous les autres sont considérés comme produit minier et en France comme produit agricole. Cette différence pourrait menacer les 400 sauniers de l’Atlantique (Guérande, Noirmoutier et Ré) qui générent 40 à 50 M d’euros par an de chiffre d’affaires, ont-ils expliqué le 6 juin à Nantes, lors du salon des produits de qualité, Squalim. En effet, les industriels proposent à prix plus bas des sels portant des noms géographiques et même la mention « fleur de sel » qui n’est pas protégée. Selon les paludiers de Guérande, l’offre des industriels n’est pas comparable à celles des petits producteurs et ils voudraient que les noms géographiques soient protégés par Bruxelles à travers une Indication géographique protégée (IGP) et que le mode de production de la « fleur de sel » soit reconnu et protégé à travers un signe de qualité appelé Spécialité traditionnelle garantie (STG). Mais ces protections sont réservées aux produits agricoles. Le sel doit donc être reconnu comme tel. Une première demande en ce sens a été rejetée par la Commission européenne. Les producteurs français préparent une nouvelle requête, associant à leur démarche les saulniers espagnols et portugais ainsi que les cuisiniers de l’association Eurotoques et les membres de l’Association des régions d’Europe de produits d’origine (Arepo) qui regroupe 18 régions.
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